Le temps presse pour Donald Trump. Le 45e président américain prendra officiellement ses fonctions le 20 janvier prochain et doit se tenir prêt à gouverner, sur tous les fronts. C’est pourquoi, pour mieux dessiner les contours de sa future politique, le milliardaire consulte actuellement les différents services de l’administration américaine.
Un document aux questions sans équivoque
Et comme souvent avec le milliardaire, cet état des lieux ne se fait pas dans la demi-mesure. L’évaluation de la politique africaine de Washington n’échappe pas à la règle. Le New York Times rapporte que « l’équipe de transition » constituée autour de Donald Trump a envoyé un questionnaire aux responsables de la politique africaine au département d’État.
Quatre pages d’un document sans équivoque à en juger par le ton utilisé pour questionner les experts américains du continent : « Pourquoi devrions-nous dépenser autant de fonds dans l’aide au développement en Afrique alors que des gens souffrent ici aux États-Unis ? », peut-on lire par exemple.
Une question primordiale quand on sait que les États-Unis restaient en 2015 le premier bailleur mondial avec 31 milliards de dollars dépensés dans le domaine, dont 8 milliards pour la seule Afrique subsaharienne. Ce sera-t-il remis en cause par la vision isolationniste des États-Unis dans le monde prônée par Donald Trump ? Seul l’avenir le dira.
Outre cette remise en question implicite de l’investissement dans l’aide au développement en Afrique, le questionnaire interroge la pertinence des combats engagés sur le sol africain.
La lutte contre Boko Haram, les Shebab et la LRA interrogée
Ainsi, l’équipe de Trump demande aux experts s’il est bien utile de combattre Boko Haram, mais aussi de lutter contre le terrorisme en Somalie : « Nous combattons les Shebab depuis une décennie. Pourquoi ne l’avons-nous pas encore emporté ? » Dernière question qui fleure bon l’isolationnisme : « Nous avons poursuivi Joseph Kony pendant des années. Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ? La LRA n’a jamais menacé nos intérêts personnels. »
Alors que l’Afrique est restée quasiment absente des débats lors de la campagne présidentielle, les observateurs se demandaient quelle vision Donald Trump portait sur le continent. La réponse est sans appel : l’Afrique semble être considérée comme une zone stratégique de moindre importance.
C’est du moins l’analyse que formule Monde Muyangwa, directrice du programme Afrique à l’institut Woodrow Wilson, citée par le New York Times : « Beaucoup des questions qu’aborde ce questionnaire sont de bonnes questions, que n’importe quelle administration devrait se poser avant de gouverner », concède d’abord l’experte.
« Une vision plus court-termiste et étriquée »
Avant de se faire plus critique, assurant que le biais implicite de ces questions trahit une « vision plus court-termiste et étriquée des intérêts américains en Afrique, avec moins d’implication auprès des États du continent. »
Peter Pham, pressenti pour le poste de sous-secrétaire aux affaires africaines, affirme pourtant que le mandat de Trump ne marquera pas de tournant radical dans la relation entre les États-Unis et le continent. Une chose est sûre, néanmoins : il ne devrait pas non plus œuvrer à un quelconque rapprochement.
Un document aux questions sans équivoque
Et comme souvent avec le milliardaire, cet état des lieux ne se fait pas dans la demi-mesure. L’évaluation de la politique africaine de Washington n’échappe pas à la règle. Le New York Times rapporte que « l’équipe de transition » constituée autour de Donald Trump a envoyé un questionnaire aux responsables de la politique africaine au département d’État.
Quatre pages d’un document sans équivoque à en juger par le ton utilisé pour questionner les experts américains du continent : « Pourquoi devrions-nous dépenser autant de fonds dans l’aide au développement en Afrique alors que des gens souffrent ici aux États-Unis ? », peut-on lire par exemple.
Une question primordiale quand on sait que les États-Unis restaient en 2015 le premier bailleur mondial avec 31 milliards de dollars dépensés dans le domaine, dont 8 milliards pour la seule Afrique subsaharienne. Ce sera-t-il remis en cause par la vision isolationniste des États-Unis dans le monde prônée par Donald Trump ? Seul l’avenir le dira.
Outre cette remise en question implicite de l’investissement dans l’aide au développement en Afrique, le questionnaire interroge la pertinence des combats engagés sur le sol africain.
La lutte contre Boko Haram, les Shebab et la LRA interrogée
Ainsi, l’équipe de Trump demande aux experts s’il est bien utile de combattre Boko Haram, mais aussi de lutter contre le terrorisme en Somalie : « Nous combattons les Shebab depuis une décennie. Pourquoi ne l’avons-nous pas encore emporté ? » Dernière question qui fleure bon l’isolationnisme : « Nous avons poursuivi Joseph Kony pendant des années. Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ? La LRA n’a jamais menacé nos intérêts personnels. »
Alors que l’Afrique est restée quasiment absente des débats lors de la campagne présidentielle, les observateurs se demandaient quelle vision Donald Trump portait sur le continent. La réponse est sans appel : l’Afrique semble être considérée comme une zone stratégique de moindre importance.
C’est du moins l’analyse que formule Monde Muyangwa, directrice du programme Afrique à l’institut Woodrow Wilson, citée par le New York Times : « Beaucoup des questions qu’aborde ce questionnaire sont de bonnes questions, que n’importe quelle administration devrait se poser avant de gouverner », concède d’abord l’experte.
« Une vision plus court-termiste et étriquée »
Avant de se faire plus critique, assurant que le biais implicite de ces questions trahit une « vision plus court-termiste et étriquée des intérêts américains en Afrique, avec moins d’implication auprès des États du continent. »
Peter Pham, pressenti pour le poste de sous-secrétaire aux affaires africaines, affirme pourtant que le mandat de Trump ne marquera pas de tournant radical dans la relation entre les États-Unis et le continent. Une chose est sûre, néanmoins : il ne devrait pas non plus œuvrer à un quelconque rapprochement.
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