Malgré la décision rendue par la Chambre criminelle de la Cour suprême de Dakar confirmant à la lettre l’arrêt de condamnation du 23 mars dernier, la bataille judiciaire entre les avocats de Karim Wade et ceux de l’Etat du Sénégal est loin de connaitre son épilogue, se poursuivant au niveau international.
En conférence de presse, hier, dans un hôtel de la place, les avocats de l’Etat du Sénégal ne sont pas allés du dos de la cuillère pour émettre des doutes sur l’avis rendu par le Groupe de travail des Nations Unies dans l’affaire Karim Wade, du nom de l’ancien fils du président Wade, condamné à 6 ans de prison ferme et une amende de 138 milliards de francs Cfa pour enrichissement illicite. Cet avis avait qualifié de détention arbitraire, la condamnation de Karim Wade.
Premier à prendre la parole lors de cette rencontre avec la presse, l’ancien bâtonnier du barreau de Dakar, Moussa Felix Sow, a fait savoir que «les conditions dans lesquelles les arguments de l’Etat du Sénégal ont été écartés dans cette affaire sont douteuses.»
Abondant dans le même sens, Me Yérim Thiam estime que «le Groupe de travail a violé les règles de procédure. Cet avis a été donné en violation des règles. Il n’a aucune valeur juridique et il n’engage pas l’Etat du Sénégal». A l’en croire, c’est inconcevable que l’Etat du Sénégal soit déclaré forclos par rapport au délai de ses réponses.
Me Samba Bitèye a embouché la même trompette de désolation pour dire que «le Groupe de travail a rejeté les réponses de l’Etat du Sénégal déposées avec seulement quelques heures de retard, le 26 août 2014. Ensuite, il a attendu huit mois plus tard pour rendre sa décision, après que la Crei a rendu son verdict.»
... qui sera réexaminé très prochainement
Dans le même ordre d’idées, les conseils de l’Etat du Sénégal dans l’affaire Karim ont dénoncé également le non-respect du principe du contradictoire. Ce, d’autant plus que la décision du groupe de travail a été prise sans prendre en compte les arguments de l’Etat du Sénégal qui est une partie intégrante au procès. Ce qui, d’après les avocats de la partie civile, constitue un déséquilibre qui viole le principe de la légalité des rames.
De même, Me Yérim Thiam et ses camarades ont également relevé un conflit d’intérêt dans ce travail rendu par le Groupe de travail des Nations Unies. «Un membre du Groupe n’aurait pas dû participer aux délibérations. C’est un Béninois alors qu’une personne de la même nationalité est poursuivie dans la procédure pour enrichissement illicite. Il aurait dû le signaler», a déclaré Me Thiam. Qui, dans le même ordre d’idées, révèle que «le Groupe de travail des Nations Unies va réexaminer ce dossier qui été rendu public durant la période préventive.»
En conférence de presse, hier, dans un hôtel de la place, les avocats de l’Etat du Sénégal ne sont pas allés du dos de la cuillère pour émettre des doutes sur l’avis rendu par le Groupe de travail des Nations Unies dans l’affaire Karim Wade, du nom de l’ancien fils du président Wade, condamné à 6 ans de prison ferme et une amende de 138 milliards de francs Cfa pour enrichissement illicite. Cet avis avait qualifié de détention arbitraire, la condamnation de Karim Wade.
Premier à prendre la parole lors de cette rencontre avec la presse, l’ancien bâtonnier du barreau de Dakar, Moussa Felix Sow, a fait savoir que «les conditions dans lesquelles les arguments de l’Etat du Sénégal ont été écartés dans cette affaire sont douteuses.»
Abondant dans le même sens, Me Yérim Thiam estime que «le Groupe de travail a violé les règles de procédure. Cet avis a été donné en violation des règles. Il n’a aucune valeur juridique et il n’engage pas l’Etat du Sénégal». A l’en croire, c’est inconcevable que l’Etat du Sénégal soit déclaré forclos par rapport au délai de ses réponses.
Me Samba Bitèye a embouché la même trompette de désolation pour dire que «le Groupe de travail a rejeté les réponses de l’Etat du Sénégal déposées avec seulement quelques heures de retard, le 26 août 2014. Ensuite, il a attendu huit mois plus tard pour rendre sa décision, après que la Crei a rendu son verdict.»
... qui sera réexaminé très prochainement
Dans le même ordre d’idées, les conseils de l’Etat du Sénégal dans l’affaire Karim ont dénoncé également le non-respect du principe du contradictoire. Ce, d’autant plus que la décision du groupe de travail a été prise sans prendre en compte les arguments de l’Etat du Sénégal qui est une partie intégrante au procès. Ce qui, d’après les avocats de la partie civile, constitue un déséquilibre qui viole le principe de la légalité des rames.
De même, Me Yérim Thiam et ses camarades ont également relevé un conflit d’intérêt dans ce travail rendu par le Groupe de travail des Nations Unies. «Un membre du Groupe n’aurait pas dû participer aux délibérations. C’est un Béninois alors qu’une personne de la même nationalité est poursuivie dans la procédure pour enrichissement illicite. Il aurait dû le signaler», a déclaré Me Thiam. Qui, dans le même ordre d’idées, révèle que «le Groupe de travail des Nations Unies va réexaminer ce dossier qui été rendu public durant la période préventive.»
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