Tariq Ramadan aurait harcelé et couché avec des mineures selon La Tribune de Genève

D'anciennes élèves de l'islamologue témoignent dans une enquête avoir été harcelées et eu des rapports sexuels avec celui qui était alors professeur de français en Suisse.


Les quatre femmes relatent le même phénomène d'emprise. Dans une enquête de la Tribune de Genève, quatre anciennes élèves de Tariq Ramadan, âgées de 14 à 18 ans au moment des faits -aujourd'hui prescrits- affirment avoir été harcelées sexuellement par l'islamologue controversé et, pour trois d'entre elles, avoir eu des relations sexuelles avec lui. 


Les agissements relatés auraient eu lieu dans les années 1980 et 1990, alors que Tariq Ramadan était professeur de français et de philosophie au Cycle d'orientation du collège des Coudriers, puis au Collège de Saussure, à Genève. 

Contactés par la Tribune de Genève et Le Point, les avocats de Tariq Ramadan n'ont pas donné suite.  

"Il m'a fait croire que je l'avais cherché"

"J'avais 17 ans, quand on a commencé à s'embrasser et 18 ans quand on a eu des rapports sexuels [...] J'étais fascinée, sous son contrôle. Il me prenait, me jetait, instaurait une relation de dépendance. Il a créé les bases d'une relation malsaine", affirme l'une d'entre elles. 


Une seconde, 18 ans à l'époque, témoigne d'un même procédé. Elle est "captivée" par ce "professeur charismatique" qui lui propose des cafés en dehors des cours et avec qui elle a des relations sexuelles dans sa voiture. "C'était consenti mais très violent. J'ai eu des bleus sur tout le corps. Il m'a toujours fait croire que je l'avais cherché", dénonce-t-elle. 

Une troisième femme dit elle aussi avoir eu des relations sexuelles dans la voiture de Tariq Ramadan, alors qu'elle n'avait que 15 ans -la majorité sexuelle est fixée à 16 ans en Suisse.  

"C'était mon prof"
La plus jeune des témoins raconte avoir été harcelée dans sa voiture quand elle avait 14 ans. "Il a mis sa main sur ma cuisse en me disant qu'il savait que je pensais à lui le soir avant de m'endormir. Ce qui était faux. C'était de la manipulation. Il disait qu'il pensait à moi mais qu'il était marié. J'étais mal, mais je ne pouvais rien dire. C'était mon prof", dit-elle. 

Tariq Ramadan, déjà visé par deux plaintes pour viols en France, dénonce une campagne de calomnie. 


LEXPRESS
Dimanche 5 Novembre 2017




Dans la même rubrique :