Ce qui devait être un simple trajet en taxi s’est transformé en un cauchemar absolu pour Madjiguène Sagne, une étudiante et mannequin qui a frôlé la mort aux mains du taximan Abdoulaye Wagne. Ce dernier, après l’avoir rouée de coups et étranglée, s’est emparé de ses biens avant de prendre la fuite au Maroc.
Une nuit de terreur à Saly Niakh-Niakhal
Les faits remontent au 6 février 2025, aux alentours de 4 heures du matin. Après une soirée entre amies à Saly Portudal, Madjiguène Sagne décide de rentrer chez elle et fait appel à un taxi. Elle ignore alors que son chauffeur sera son bourreau.
Dès les premiers instants du trajet, Abdoulaye Wagne abandonne la route principale et emprunte une piste isolée, plongeant sa cliente dans une panique totale. Elle le supplie de s’arrêter, mais il refuse catégoriquement et accélère. Sentant le danger, Madjiguène tente alors d’ouvrir la portière pour s’échapper. Mais son bourreau la rattrape violemment, la traîne sur plusieurs mètres et la jette de force dans le taxi.
Loin de s’arrêter là, il ferme les vitres, l’étrangle et la menace de mort si elle ose crier. Défigurée par la violence des coups, elle assiste impuissante au vol de son sac à main, de son argent, de son iPhone 11 Pro Max et de ses papiers personnels.
Abdoulaye Wagne finit par jeter sa victime ensanglantée sur la route, pensant l’avoir réduite au silence. C’est un conducteur de moto-Jakarta qui la sauve in extremis et l’évacue à l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour.
Une fuite au Maroc, une arrestation spectaculaire
Après son forfait, Abdoulaye Wagne prend la fuite vers le Maroc, croyant échapper à la justice. Mais un mois plus tard, convaincu que l’affaire a été oubliée, il tente un retour discret au Sénégal. Mauvaise pioche : il est interpellé à la frontière lors d’un contrôle de passeport et remis aux forces de l’ordre de Saly Portudal, où une plainte l’attendait déjà.
Un procès accablant
À la barre du tribunal d’Instance de Mbour, Abdoulaye Wagne tente une défense désespérée. Il affirme que c’est Madjiguène qui aurait tenté de l’agresser avec une pompe à gaz, l’obligeant à se défendre. Mais son argumentaire s’effondre lorsqu’il avoue avoir fui le pays, conscient de la gravité de son acte.
Face à ces aveux, le procureur ne mâche pas ses mots : la culpabilité du taximan est indéniable. Deux ans de prison ferme ont été requis contre lui. Le verdict final sera rendu le jeudi 10 avril 2025.
En attendant, cette affaire révolte l’opinion publique et relance la question de la sécurité des passagers, notamment des femmes, face aux prédateurs qui rôdent dans le secteur du transport.
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